Comment les Français voient le Québec?

11 août, 2010

Les drapeaux du Canada et du QuébecSujet chaud et potentiellement explosif s’il en est un, je désire aujourd’hui traiter des idées reçues qui subsistent encore aujourd’hui en France, en 2010, par rapport à la réalité quotidienne des Québécois.

Ayant moi-même eu la chance de faire une partie de mes études universitaires dans la ville lumière, j’ai eu droit à un lot d’images pré faites du Québec. Il va sans dire que ces images ne collent pas du tout au Québec d’aujourd’hui.  Mais il est parfois impossible de différencier le vrai du faux, tant qu’on n’a pas mis les pieds sur cette terre promise!

Laissez-moi aujourd’hui déconstruire quelques idées reçues; cela vous permettra de bien préparer votre arrivée en sol québécois, tout en ayant des attentes à la hauteur de la réalité. Vous saurez donc quels sujets peuvent s’avérer être délicats lors de discussion avec vos hôtes.

La cabane en bois rond dans la forêt

Ma cabane au CanadaComme traité précédemment dans un sujet du blog, la cabane en bois rond est désormais un aspect recherché des hébergements touristiques et non plus une habitation fréquente. Bien sûr, à proximité des lacs ou dans quelques forêts, vous croiserez peut-être des « shacks ». Ces constructions sont souvent transmises d’un propriétaire à l’autre à travers un héritage familial, de génération en génération. Les occupants de s’en servent comme demeure secondaire, non pas comme domicile principal.

Par contre, il faut savoir que certaines constructions en bois rond refont surface, principalement en région. C’est peut-être une tendance passagère, mais c’est certes le confort, le charme qui s’en dégage et la qualité des matériaux utilisés qui convainc les futurs propriétaires d’actualiser ce type de construction.

La chasse est une activité de survie au Canada

Le trappeurQu’on se le tienne pour dit, le Canada tout entier (y compris le Québec!) est entré à plein dans le 21e siècle et les trappeurs ou les coureurs des bois ne sont plus des métiers très prisés. Il fut un temps, lors de la colonisation de la Nouvelle-France, où cette image collait bien à l’Amérique que les explorateurs européens venaient de conquérir.

Mais ce n’est plus le cas. Nous admettons toutefois que quelques traditions toujours actuelles ont été influencées par le mode de vie imposé par ces métiers (traditions surtout culinaires).

Mais que fait-on de nos animaux emblématiques, que sont le castor et le caribou? Voici un petit truc qui s’avère être la façon la plus simple et la plus réaliste d’acheter du castor ou du caribou : devenez propriétaires de ces petits animaux de peluche disponibles en abondance dans les boutiques souvenirs, en particulier à Québec ou à Montréal (dans le Vieux-Québec et/ou dans le Vieux-Montréal, vous en trouverez des tonnes!).

Aussi, pour passer à travers les rudes hivers québécois, nous comptons davantage sur la qualité des manteaux synthétiques et des anoraks que sur des gros manteaux en fourrure. En fait, je serais prête à dire qu’une très faible minorité de Québécois oserait se promener, au quotidien,  avec un tel attirail sur le dos!

L’accent paysan des cousins Québécois!

Tout d’abord, il faudrait plus dire que les Québécois représentent une autre société francophone sur le continent nord-américain. Mis à part la langue (et encore là, la langue québécoise et la langue française/européenne n’ont pas évoluées dans la même direction, ayant des accents et des expressions très distincts), peu d’éléments rassemblent les deux peuples. L’histoire, la culture, la température et la réalité quotidienne représentent de grands écarts.

Oh! Et sachez qu’ils nous arrivent très rarement de parler de caribous, de Célne Dion ou de blasphèmes. Encore moins dans la même phrase…à moins que par hasard on soit surpris en voyant la grande chanteuse monter sur cet immense renne!

Ensuite, il faut savoir que le langage québécois est ponctué de particularités originales et fort différentes du français international. A priori, on peut être porté à croire que les Québécois parlent du vieux français ou à tout le moins, un français très régional (un mélange de ch’ti et d’accent de Normandie), mais non, les « cousins » ont vraiment développer leur propre langage.

Voici un singularité de cette langue riche : le mot québécois change de signification, selon les circonstances. Ainsi le québécois (ou Québécois) est :

1) Notre langue si réputée (savoir parler québécois)
2) Un habitant de la province du Québec (anciennement reconnu comme un Canadien français)
3) Un habitant de la ville de Québec
4) Un adjectif relié à tout ce qui représente le Québec, la nation, les individus et la culture!

Tant qu’à comparer nos deux accents, regardez ce vidéo très instructif.

L’accent Québécois

En conclusion

Bien qu’elles peuvent être perçues négativement, les idées reçues prouvent au moins un point: de futurs visiteurs s’intéressent à ce point à notre Québec, qu’ils ont parfois l’impression de le connaître sans même y avoir mis les pieds. Et je vous rassurer, c’est parfois même réciproque avec certains Québécois vis-à-vis la France!

Heureusement, avec l’évolution technologique des voyageurs mettent désormais à profit leur expérience pour mieux préparer d’autres compatriotes à suivre leur trace. De nombreux blogues, forums ou sites web plus élaborés donnent l’opportunité de méditer sur certaines idées reçues, tout en étant une source profitable de divertissement.

En terminant, voici un court vidéo, fort divertissant cette fois-ci. Gad Elmaleh, humoriste très reconnu, imitant à la perfection l’accent québécois.

Gad Elmaleh imite l’accent québécois

Comme quoi, après nous avoir si bien analysé, vous vous ferez vous-même une idée, bien réelle cette fois-ci, de la culture québécoise.  Et nous sommes impatients de vous accueillir dans notre beau grand pays.  Vous repartirez certainement avec une toute autre conception de la vie à la Québécoise!

Auteur : Julie Anne Saucier


Julie Anne oeuvre au développement des produits chez Authentik Canada et Authentik USA. C'est elle qui est en charge de concevoir des itinéraires qui répondront aux différents marchés cibles de l'entreprise comme les familles et les couples.

2 Commentaires
13 août, 2010 at 12:02

Ah oui et vous ne verrez plus d’indiens avec des plumes en sortant de l’avion ou des bûcherons en vestes à carreaux. C’est pour rire mais quand même, il m’est déjà arrivé de voir des touristes étrangers se demander où sont les trappeurs en plein centre-ville de Montréal.

Véronic Vachon
20 août, 2010 at 11:33

Très bon article!!
Je suis québécoise et je n’ai jamais entendu le mot Cariboo en au moins 5 ans de vie ici! :P On évolue quand même!  :) Il y a juste Fardoche qui porte la chemise rouge à carreaux! hahaha (Ceux qui écoutait passe-partout me comprendrons)

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