Où, quand et comment observer les animaux du Québec ?
Alors voici quelques trucs et astuces pour optimiser vos chances d’observer les 5 animaux les plus populaires, du plus petit au plus gros, lors de votre visite au Québec.
LE CASTOR
Pour observer ce petit rongeur aux célèbres incisives longues et pointues, il vous suffit donc de repérer
Le castor alternant les périodes d’activité et de repos, pistez-le plutôt à la brunante ou à l’aube, car c’est à ces moments-là qu’il est le plus actif. En milieu de la journée, vous aurez plus de difficulté à le voir car il est en général installé dans sa hutte, été comme hiver.
Si durant votre observation, vous avez la chance de le voir (et surtout l’entendre!) frapper l’eau avec sa queue, c’est qu’il vous a repérés et qu’ils prévient tous ses congénères qu’il y a un danger : impressionnant et amusant à la fois!
L’OURS NOIR
Les activités de ce mammifère trapu et massif varient d’un endroit à l’autre, selon un certain nombre de facteurs dont, encore une fois, la présence humaine. Ainsi, dans les régions sauvages,
L’observation de ce carnivore, rigoureusement encadrée, est proposée dans la plupart des régions du Québec, mais la plus authentique reste à Baie Comeau, par l’entremise de Réjean Chenel et son entreprise “Au domaine de l’ours noir“.
Pour ceux qui auraient peur de tomber nez à nez avec un ours durant une balade ou un séjour en camping, sachez qu’il y a peu de risques que cela se produise, mais si cela arrivait, l’ours aura plus peur que vous!
LE CARIBOU
Vous pouvez également vous tenter votre chance dans le Parc des Grands Jardins, dans la région de Charlevoix : malgré l’extinction de la harde au début des années 1900, environ 80 bêtes ont été transportées en avion à partir du Grand Nord québécois et vivent actuellement dans ce parc, célèbre pour sa taïga et ses lichens, dont le caribou s’alimente.
L’ORIGNAL
Car après s’être contenté de rameaux en hiver (à raison de 15 à 20 kg quotidiennement!), un orignal adulte peut peser jusqu’à 600 kg et a besoin de 25 à 30 kg par jour de matières végétales diverses (rameaux,
D’autre part, il faut savoir que l’orignal supporte très bien le froid, mais souffre de la chaleur. Pour y remédier, et pour fuir les moustiques, il peut passer plusieurs heures par jour dans l’eau, dans laquelle il est très à l’aise. Le mois de septembre est quant à lui très propice à l’observation de ce plus grand mammifère d’Amérique du Nord, car c’est la période du rut, durant laquelle mâles et femelles s’exposent plus.
Pour optimiser vos chances de voir un orignal durant votre séjour, n’hésitez pas à longer, à pied ou en canot, les rives d’un lac ou d’une rivière, en début de matinée ou en fin d’après-midi. La Sepaq organise des safaris d’observation de l’orignal, dans le parc national de la Jacques-Cartier, à 45 minutes au nord de Québec, ainsi qu’en Gaspésie, dans la réserve faunique de Matane, qui possède la plus grande concentration d’orignaux au Québec : un centre d’interprétation, des tours d’observation, des sentiers et des salines ont même été aménagés dans la réserve pour en faciliter l’observation de ce majestueux mammifère.
LA BALEINE
Le Québec est l’un des rares endroits au monde où il est possible de voir une si grande variété de baleines (13 espèces au total) : la baleines bleue (le plus imposant animal de notre planète), le rorqual commun, la baleine à bosse (réputée pour ses exubérants bonds hors de l’eau) et les bélugas (baleines blanches arctiques).
À certains endroits, le fleuve est si profond près du littoral que vous pourrez sûrement observe des baleines du rivage même. C’est notamment le cas dans l’embouchure du fjord du Saguenay (à Baie-Sainte-Catherine), au Cap-de-Bon-Désir (aux Bergeronnes), en Gaspésie (au parc national du Canada de Forillon), et à Pointe-des-Monts (dans Duplessis).
Vous avez également la possibilité de les observer à bord d’embarcations de toutes dimensions (catamaran, zodiac, kayak, …). De nombreuses compagnies, tant sur la rive nord que sur la rive sud du Saint-Laurent, offrent des excursions quotidiennes de mai à octobre, car hormis les bélugas, qui vivent dans le Saint-Laurent toute l’année, les autres baleines ne viennent que pour la saison chaude, et repartent d’octobre à mai vers les eaux plus chaudes pour hiverner, principalement le long des côtes américaines et parfois même jusqu’au golfe du Mexique.
















Très intéressant cet article Laurence. Ça m’a permis de constater que bien que j’aie vécu toute ma vie au Québec, je ne peux pas me vanter d’avoir pu observer tous ces animaux emblématiques, hélas!
Si je peux me permettre un petit truc pour tout touriste ayant quelques craintes envers nos gros ours canadiens: assurez-vous de faire du bruit si vous vous trouvez sur un sentier près de leurs habitats. Les rares cas d’attaques d’ours envers les humains arrivent lorsque les ours sont pris de panique en voyant soudainement quelqu’un les approcher. Parlez fort, faite du bruit en frappant avec une branche sur les arbres que vous croisez, bref, annoncez-vous. Vous les ferez fuir assurément. Et si le but de votre ballade était d’observer ledit animal, optez plus pour une expérience Au domaine de l’ours noir. L’expérience en vaudra le détour et vous garderez longtemps en mémoire cette expérience.
Bonne observation!
Très bel article!
J’ai regretté de ne pas avoir vu les orignaux lors de mon passage dans les grands parcs de la région de Charlevoix ou Québec. Mais l’expérience d’observation des ours noirs restera gravée pour longtemps dans ma mémoire!
PS: Je ne savais pas qu’il y avait beaucoup de stars à poil au Québec !
je me doutais que quelqu’un allait réagir: vous êtes le premier, encore une fois… bravo!
;o)
alors, vous allez devoir revenir… on vous attend!
bon jour , passionné de photographie j’aimerais un séjour ou je puisse voir baleines orques et grizzly dans de beaux paysages
pouvez vous m’orienter sur des régions précises , pour pouvoir faire de belles images
merci d’avance
Bonjour Arnault
Pour observer orques et grizzlis, je vous conseille vivement de vous rendre dans l’Ouest canadien et notamment:
- pour les grizzlis: la petite ville de Stewart, située au bout du Portland Canal, un fjord très profond qui marque la frontière naturelle entre le Canada et les États-Unis (Alaska). Rendez-vous avant le coucher du soleil au célèbre ”Fish Creek”. Vous pourrez y voir des grizzlis se nourrir de saumons qu’ils attrapent au vol au-dessus des rapides déchaînés.
- pour les orques: le petit paradis reculé de Telegraph Cove est certainement le meilleur endroit au monde pour l’observation des orques.
Je vous souhaite de belles photos!
;o)